EAU VIVE ou Travailleuses Missionnaires (La Famille missionnaire Donum Dei)

Qui est la Travailleuse Missionnaire, laïque consacrée ?

Origines
La Famille Missionnaire Donum Dei a été fondée le 11 février 1950 par un prêtre français Marcel Roussel-Galle, né en 1910 en Franche-Comté et mort le 22 février 1984 à Rome. Ce n’est pas une congrégation religieuse comme ses dirigeantes le laissent croire aux autorités pour obtenir certains avantages : c’est un tiers-ordre carmélitain. Ses membres sont donc des travailleuses et travailleurs laïcs. Cette première famille accueillait uniquement des jeunes filles désireuses de s’engager dans le mouvement du catholicisme social au cours des années qui suivirent la seconde guerre mondiale. Très vite l’objectif a été différent puisque c’est le travail en restauration collective qui a mobilisé le mouvement après des temps d’errance à Dieppe (ramassage des galets sur la plage, vie dans les blockhaus). Des départs de travailleuses désireuses d’échapper à l’emprise de l’abbé Roussel-Galle furent alors enregistrés. Elles se regroupèrent dans l’association « Revivre Aujourd’hui » qui obtint le soutien de Mgr Deroubaix, évêque de Saint Denis, du Supérieur du Prado et de Mgr Veuillot, alors évêque coadjuteur de Paris. 

Face aux critiques concernant notamment des exercices de gymnastique matinale en petite tenue et la venue, dans des conditions douteuses, de jeunes filles originaires de divers pays du Tiers-monde, le mouvement s’est alors déplacé en Belgique où, suite à une émission de télévision qui a fait scandale en 1982, son responsable, l’abbé Roussel-Galle, faisant l’objet d’une double enquête judiciaire et ecclésiale, a préféré installer à Rome le siège des « travailleuses missionnaires », les TM.

Ses relations étaient devenues très difficiles avec le cardinal Poletti, vicaire général de Rome, quand il est mort subitement en 1984. C’est alors que l’équipe de femmes qui l’accompagnaient comme un « père » a pu se rapprocher de l’ordre des Carmes pour obtenir le statut actuel.


Les Travailleurs Missionnaires de l'Immaculé.
Aujourd'hui, le mouvement gère des sociétés commerciales ou des associations qui assurent le fonctionnement des restaurants EAU VIVE soit dans des villes de pèlerinage, soit dans des villes où l’objectif est d’accueillir des touristes ou offrir des services de restauration à des résidents (Nouméa, Toulon, Lima, Rome, Ouagadougou).  Le recrutement vient essentiellement de jeunes filles des pays du Sud qui viennent en France dans le Jura où elles sont censées recevoir une formation basée à la fois sur la spiritualité thérésienne et la pensée de l’abbé Roussel-Galle. On estime à peu près à 300 le nombre des TM, dont environ la moitié seraient postées en France sans que, malgré leur dénomination, le statut juridique de travailleuse leur soit reconnu. Les comptes ne sont pas publiés. L’organigramme du mouvement est obscur en raison de l’existence d’un réseau associatif dont les TM elles-mêmes ne sont pas conscientes, puisqu’elles ne sont censées participer aux décisions qu’après 10 ans environ de présence leur permettant de faire des « épousailles », cérémonie d’engagement au cours de laquelle elles s’habillent comme la Vierge de Lourdes et se passent elles-mêmes au doigt un anneau. Une enquête apostolique est en cours suite à la publication par l’AVREF d’un premier livre noir, suivi d’un second livre noir et de la diffusion, en réponse à un mémorandum, des conclusions  de l’enquête apostolique de Liège concernant la personnalité douteuse de l’abbé Roussel-Galle dans un document bien documenté. De nombreux articles parus dans la presse régionale et nationale ont également attiré l’attention sur le drame de ces jeunes femmes.

Une association regroupant d’anciennes « TM » ou des jeunes femmes désireuses de quitter ce mouvement a donc été créée en 2015 sous le nom de « Solidarietas TM ». Elles ont également reçu le soutien de plusieurs anciennes qui avaient été les premières travailleuses sous influence de Marcel Roussel-Galle avant de recouvrer leur liberté. Le recrutement en France est tari depuis fort longtemps et La situation des TM qui n’ont pas la nationalité française est très difficile en raison de l’absence de statut et d’information qui les place dans une situation de personnes sans papiers et sans ressources quand elles tentent de s’enfuir. Le rôle de cette association est donc essentiel.

De son côté la MIVILUDES, Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires,  s’est intéressée au sort des travailleuses missionnaires et soutient le regroupement de plaintes en justice déposées auprès du Parquet de la ville de Caen. Mais le mouvement entretient le culte de son fondateur dont la maison natale, dans le village des Fins, près de Besançon, tend à devenir un lieu de pèlerinage pour des jeunes filles peu informées qui arrivent des Philippines, du Viêt-Nam, du Kényan, du Burkina-Faso, de certaines îles d’Océanie, et d’autres contrées, avec le désir sincère de répondre à une vocation religieuse.

Une branche masculine a été mise en place à Lisieux avec l’autorisation de responsables du diocèse de Bayeux. Elle est placée sous l’autorité d’une femme, dépositaire de la « pensée » de Marcel Roussel-Galle. Là aussi des démissions ont été enregistrées avec des phénomènes de rejet à l’origine de plaintes et témoignages.

Jusqu’à ce jour les évêques concernés et leurs directeurs de sanctuaires ont pris le parti d’ignorer cette situation et restent liés avec les TM par des contrats de prestations de services payantes. dont nul ne sait comment la contrepartie financière est utilisée puisque aucun salaire n’est versé aux travailleuses.  

Notre Suggestion Aux Travailleuses Missionnaires

Suite à la publication par nos soins du « livre noir des Travailleuses Missionnaires », suivie par celle du supplément qui vient conforter la première parution, nous pouvions espérer que les responsables Travailleuses Missionnaires, les « TM » manifesteraient un peu de cette compassion dont se réclament tant d’autres mouvements chrétiens ou non.
Il n’en est rien : les « TM » s’arc-boutent dans une situation intenable et le déni de réalités juridiques élémentaires.
Elles publient l’emploi du temps des travailleuses africaines qu’elles ont expatriées en Argentine. C’est effectivement une innovation : des missions africaines en Argentine ! A signaler au pape François…Mais elles se gardent bien de publier l’emploi du temps des jeunes filles qu’elles font travailler en France. On ne sait jamais : si l’Inspection du Travail ou l’URSSAF ordonnaient la fermeture des restaurants et foyers d’accueil…On a bien vu les résultats à Lisieux au foyer Louis et Zélie Martin ! Si la même chose se produisait à Marseille à Notre Dame de la Garde ! ou aux sanctuaires Jeanne d’Arc à Domrémy !
Elles annoncent qu’elles vont commencer à cotiser à une caisse de retraite : si elles le font il va bien falloir qu’elles régularisent toutes celles qui les ont quittées et qu’elles prennent en charge les arriérés depuis l’arrivée en France de celles qui sont encore soumises à leur système.
Elles se targuent du soutien de l’Ordre des Carmes avec lequel elles conservent par ailleurs une distance qui leur permet de faire ce que bon leur semble.
Pour faire évoluer cette situation nous leur suggérons donc de porter à la connaissance du  Prieur des Carmes le courrier que leur adressait déjà le 17 juin 1986, dans sa grande patience, le Cardinal Poletti, vicaire général de Rome. Il n’est jamais trop tard pour publier certaines lettres. Le Prieur des Carmes appréciera… 

L'ouverture du dialogue

Rappel de la situation et  état du débat
 
L’AVREF a publié au début de l’été 2014 le « Livre Noir des Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée », puis en octobre 2014 le « Supplément au Livre Noir des Travailleuses et Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée ».
Suite à ces parutions, se sentant attaquées, les responsables des Travailleuses et Travailleurs Missionnaires ont publié sur leur site internet un « Memorandum » de défense et de justification.
Dans ce « Memorandum », elles indiquaient notamment l’emploi du temps d’une Travailleuse Missionnaires à Lujan en Argentine. De notre côté, nous avons diffusé sur notre site internet associatif un texte intitulé  « Suggestions aux TM » qui leur suggérait de publier de préférence l’emploi du temps d’une travailleuse employée dans un restaurant français en ironisant sur les risques d’une telle parution et, par la même occasion, nous reprenions un document historique inédit : une lettre du cardinal Poletti, vicaire général de Rome, qui était adressée le 17 juin 1986. Le document est ancien, mais il conserve une réelle actualité car c’est toujours la même équipe qui est aux commandes de ce mouvement depuis cette date, sans que rien ne soit changé des critiques que l'on peut produire.
Nous en étions à ce point de ces échanges qui restaient distants quand, à la date judicieusement choisie du 24 décembre dernier, nous avons reçu de Maître GAUDIN, avocat de l’association des TM de Bayard sur Marne, une injonction intitulée « Droit de réponse de l’Association des Travailleuses Missionnaires » que nous reproduisons ci-dessous. Ce nouveau document nous permet enfin d’engager le dialogue avec cette association que nous identifions enfin, basée à Bayard sur Marne, dans la sous-préfecture de Saint Dizier.
Au nom de l’AVREF notre président, Aymeri SUAREZ-PAZOS, introduit à la suite de ce « droit de réponse » des commentaires et fournit des précisions qui permettront, nous l’espérons, de poursuivre et d’enrichir le dialogue.
Enfin nous ajoutons en « dernière minute » une disposition particulière de la loi du 22 décembre 2014 relative au financement de la Sécurité Sociale pour 2015 qui nous paraît intéressante pour le dialogue en cours car nos interlocutrices n’en avaient probablement pas eu connaissance au moment où elles ont fait appel aux services de Maître GAUDIN.
L’AVREF

Commentaire

Nous abordons dans ce qui suit les témoignages de communautés dont certains faits déviants concernant les fondateurs ou des responsables ont été jugés ou révélés. Tous montrent une perversité des structures elles-mêmes qu’il est urgent d’analyser.
Parmi les adeptes d’un mouvement religieux à caractère sectaire, ou manifestant les caractères d’un culte abusif, une très petite minorité dispose de la conscience et du courage nécessaires pour s’échapper et se libérer de l’emprise dont ils sont victimes.
Parmi les anciens membres d’un tel mouvement, une très petite minorité dispose à son tour de l’énergie et de l’audace nécessaires pour témoigner de ce qu’ils ont vécu et relater leur expérience.
Cela se comprend d’ailleurs pour deux raisons : les uns, désireux de refaire leur vie, souhaitent tourner la page et oublier (ou plutôt enfouir le passé dans leur mémoire car l’oubli est impossible), et les autres désignés comme « apostats » par le Groupe qu’ils ont quitté peuvent craindre à juste titre des représailles pour l’audace qu’ils ont manifestée et faire l’objet de pressions sournoises les contraignant à se taire.
C’est pourquoi seule, à son tour à nouveau, une très petite minorité des anciens adeptes ayant témoigné en petit comité accepte que son témoignage soit rendu public. Dans de telles conditions ce témoignage n’en est que plus précieux car il exprime tout haut ce que d’innombrables victimes ne peuvent ou n’ont pas pu raconter.

Lettre Du Cardinal Poletti, Vicaire Général De Rome.

Lettre de Rome du 17 juin 1986 :
Signal d'alarme sur la situation irrégulière des Travailleuses Missionaires ND. et main tendue par le Cardinal.

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Avref : dossier TM

Montage d'un dossier EAU VIVE au vue des témoignages et du préjudice subit.

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Avref : Livre Noir

Eau Vive et Espérances Taries

Le Livre Noir des Travailleuses et Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée. Supplément Octobre 2014.

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Avref et TM droit de réponse

Commentaires de l'Avref et publication du droit de réponse octroyé aux Travailleuses Missionnaires et leur avocat.

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Travailleuses Missionnaires : été 2015, du nouveau …

On peut enfin espérer, suite aux événements de l’été, que les Travailleuses Missionnaires de la Famille Missionnaire Donum Dei cesseront de croupir dans les plonges des cuisines « Eaux Vives » et retrouveront enfin leur dignité de femmes et de travailleuses. Suite ici

L’année démarre bien à Lisieux

Les « TM » enfin exclues du sanctuaire et du Carmel

« Les travailleuses missionnaires que je vois à Lisieux me semblent épanouies, je suis attentif à ce que leur travail puisse correspondre à leur vie communautaire », ainsi s’exprimait le père Olivier RUFFRAY, recteur du sanctuaire pour le quotidien La Croix du 20 avril 2015 suite à la plainte déposée auprès du procureur de la République de Caen par une ancienne travailleuse missionnaire échappée de Brno en Tchéquie.  Cette jeune femme avait précédemment été exploitée à Lisieux par la Famille Missionnaire Donum Dei qui pratique le louage de main d’œuvre immigrée non déclarée à plusieurs diocèses en France et dans le monde.

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