LE SYSTEME D’ALERTE

§1

La vigilance sur une communauté ne peut se faire de la part de la hiérarchie ecclésiale dans le seul dialogue avec les responsables. Il est établi qu’il est inconséquent de se priver de l’écoute des victimes et du lien avec les associations d’aide aux victimes.
 
La confiance entre les associations et les services d’Église repose sur une communication réciproque de données objectives (dispositifs ou actions en cours).
 
Il paraît essentiel de mettre en place en commun un système d’alerte, avec affichage des indicateurs sur les différentes communautés. Un tel système, alimenté par les plaintes reçues, permettra au Service ecclésial compétent d'être plus performant[1], et aux associations de mieux informer et conseiller. Tout cela garantissant l'autonomie de chacun.

[1] . On estime que pour une plainte, 9 cas sont étouffés. Parmi des raisons : la honte du qu’en-dira-t-on, un sentiment de culpabilité, un mécanisme de fuite comme le déni de réalité, un état dépressif, la peur de représailles de la part de la communauté d’origine, les pressions que celle-ci exerce - quelquefois au moyen d’avocats à leur solde, ou encore un mécanisme d’emprise qui se maintient parfois pendant plusieurs années après la sortie.

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