Les communautés de L'Arche DE JEAN VANIER

description

Les communautés de L'Arche sont des associations qui accueillent des personnes ayant un handicap mental. À L'Arche vivent et travaillent ensemble des femmes et hommes handicapées mentaux et ceux qui les accompagnent.
 
L'Arche a été fondée par le Canadien Jean Vanier en 1964, à Trosly-Breuil dans le département de l'Oise. En 2014, L'Arche est présente sur tous les continents, dans 35 pays. La fédération internationale de L'Arche regroupe 147 communautés. En France, on compte 32 communautés sur tout le territoire.
 
La mission de L’Arche est de faire connaître ce que peuvent apporter des personnes ayant un handicap intellectuel, à travers une vie partagée, au sein de communautés, et de leur permettre de prendre leur juste place dans la société. Chaque communauté regroupe des lieux d’hébergement, appelés foyers, et de travail (Centre d’accueil de jour, Établissement ou service d'aide par le travail…). Y vivent ensemble des personnes ayant un handicap intellectuel et des personnes sans handicap, qui ont fait le choix de venir partager un temps de leur vie, appelés "assistants".

Historique

Le Père Thomas est venu à Trosly-Breuil à l'automne 1963 pour être l’aumônier du Val Fleuri, une résidence pour des personnes ayant un handicap mental. L'aventure de L'Arche a alors débuté. En 1964 Jean Vanier, un ancien officier de marine, sur l'invitation du P. Thomas rencontre le monde du handicap intellectuel (notamment dans des hôpitaux psychiatriques). Touché par leur détresse, il invite deux hommes, Raphaël et Philippe, à s'installer avec lui dans une maison du village de Trosly-Breuil (département de l'Oise) qu'il appellera L'ARCHE sans se douter de ce que cette communauté de L'Arche allait devenir.
 
Très rapidement, des jeunes aussi touchés par l’exclusion dont sont victimes les personnes en situation de handicap le rejoignent et se mobilisent pour fonder d’autres foyers, en France, puis à l’étranger au Canada, aux États-Unis puis dans des pays en voie de développement où les personnes ayant un handicap intellectuel vivent dans des conditions particulièrement difficiles, l’Inde, le Honduras, la Côte d’Ivoire…
 
La nécessité pour les communautés de s’organiser entre elles, à travers le monde, s’est aussi rapidement fait sentir. Pour accompagner et soutenir la naissance des communautés sur les différents continents, encourager la solidarité, une fédération internationale des communautés de L’Arche, aussi appelée L'Arche Internationale est créée en 1972.
 
Aujourd'hui, L'Arche est constituée de 147 communautés réparties sur 35 pays sur les cinq continents, dont 32 en France. Elle compte plus de 5 000 membres.
 
En mars 2013, Jean-Jacques Goldman participe à une action visant à collecter des fonds pour soutenir les activités des communautés de L'Arche.
 
En 2014, L'Arche fête son Jubilé avec de nombreuses actions menées par les communautés du monde entier.
 
Le 8 décembre 2014, en France, pour la première fois, la légion d'honneur a été remise à une personne en situation de handicap mental Jean-Pierre Crépieux, en tant que co-fondateur de L'Arche.

Fondateurs Arche et St Jean

Nous recevons ce témoignage remarquable d'une ancienne victime du père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la Fraternité Saint-Jean, du père Thomas Philippe, frère du précédent et co-fondateur de l'Arche, et de la communauté tenue par leur soeur commune.
Par ce témoignage essentiel, on relève que l'Arche en tant que telle a été épargnée par les enquêtes, ce que notre témoin dénonce, et malgré le fait que son fondateur, Jean Vanier, n'ait semble-t-il jamais crédité les condamnations faites par l'Eglise sur les abus commis par le frère Thomas.

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lettre du président de l'avref

Nous avions reçu le premier témoignage remarquable publié ici d'une ancienne victime du père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la Fraternité Saint-Jean, du père Thomas Philippe, frère du précédent et co-fondateur de l'Arche, et de la communauté tenue par leur soeur commune.
Par ce témoignage essentiel, on relevait que l'Arche en tant que telle avait été épargnée par les enquêtes ecclésiastiques, ce que notre témoin dénonçait, et malgré le fait que son fondateur, Jean Vanier, n'avait alors semble-t-il jamais crédité les condamnations faites par l'Eglise sur les abus commis par le frère Thomas.

Nous poursuivons la publication de témoignages de personnes ayant subi des abus de la part du père Thomas Philippe à l'intérieur de la communauté de l'Arche. Ces témoignages nous sont parvenus après cette première publication. Là encore, des femmes adultes, engagées dans l'Arche au moment des faits, et dont le père Thomas Philippe s'occupait de la direction spirituelle.
Il est important de reprendre la question de la réaction de Jean Vanier, co-fondateur de l'Arche. Depuis le premier témoignage, alors qu'il avait écrit une première lettre en mai 2015 qui provoqua la colère de victimes, Jean Vanier a écrit une seconde lettre, où il fait mention à la réaction négative qui a suivi sa première lettre et où il reconnaît les abus commis par le frère Thomas. C'est cette seconde lettre que l'un des témoins nouveaux critique, car selon lui elle sépare à peu de frais et de façon contradictoire l'héritage spirituel du frère Thomas et la spiritualité de l'Arche.


Nous pourrions ajouter qu'une démarche de vérité est absolument nécessaire de la part de la communauté de l'Arche pour le bien des victimes et aussi pour le bien propre de cette fondation. Les victimes, si elles en critiquent certains aspects, où pourraient s'installer des déviances, reconnaissent pour certaines les qualités de ses actions, et quelquefois l'immense bien qu'elles y ont trouvé, avant de se trouver en situation dramatique d'abus. Elles expriment néanmoins la difficulté d'une parole de vérité.


Nous ajoutons surtout que des paroles ne suffisent pas. Il faut pour les victimes une réparation. La reconnaissance des responsabilités et la réparation. Avec cela seulement, une guérison à tous niveaux peut se concevoir. 

Aymeri SUAREZ-PAZOS
Président de l'AVREF

Témoignage de Mary...

Témoignage de Cynthia...

Letter from the President of AVREF

Some time ago we received the first remarkable testimony published here of a former victim of Marie-Dominique PHILIPPE, founder of the Fraternity of Saint John, of his brother, Fr. Thomas PHILIPPE, co-founder of l’ARCHE, and of the community run by their sister.
 
We noted, that for this important testimony l’ARCHE, as such, was spared any ecclesial investigations, a fact that has been denounced by our witness, in spite of the fact that it would appear that the founder, Jean VANIER, gave no credit to the Church’s condemnation of the abuse committed by Fr. Thomas PHILIPPE.
 
We are continuing to publish testimonies of people who were abused by Father Thomas within l’ARCHE Community.  These testimonies were sent to us after our first publication. Once again, these are adult women who were committed to l’ARCHE at the time of the abuse, and who were under the spiritual direction of Fr. Thomas PHILIPPE.
 
It is important to reflect on the reaction of Jean VANIER, co-founder of l’ARCHE.  Since the first testimony, although in May 2015 he had written a first letter which infuriated the victims, Jean VANIER wrote a second letter in which he referred to the negative reaction to his first letter, and in which he admits the abuse committed by Fr. Thomas. It is this second letter, dated 17th October 2016 which may appear to rather late in coming, that one of the new testimonies (former victim) criticizes, as she claims that the distinction, is minimum and contradictory, between the spiritual heritage of Fr. Thomas and of the spirituality of l’ARCHE.
 
We could add that the full truth on the part of the Community of l’ARCHE is absolutely necessary both for the well-being of the victims, and for the reputation of this foundation.  Some victims, when they criticize certain aspects which could leave the door open to certain deviations, recognize, the quality of these actions, and even the immense well-being which they felt before they became victims of dramatic abuse.  Nevertheless they say how difficult it is for the full truth to be expressed.
 
We hereby add that words are not enough.  The victims must get reparation; recognition of the responsibility and reparation.  Only with that can healing at every level begin.

Aymeri SUAREZ-PAZOS
President of AVREF

Testimonial of Mary...

Testimonial of Cynthia...