QUELQUES DISTINCTIONS ELEMENTAIRES

§1

On observe de plus en plus de communautés mêlant prêtres, religieux, laïcs, célibataires, personnes mariées, voire couples[1] avec ou sans enfants. Ces situations sont très souvent au détriment du respect de chaque statut ou entité.
Il semble désormais qu'existe une interdiction romaine de communauté résidentielle mêlant divers états de vie et qu'aient été précisées des modalités de gouvernement séparé.
Néanmoins la survivance des confusions de gouvernement nous oblige à évoquer la nature et la permanence de déviances.
Ne serait-ce pas logiquement à une femme ou à une équipe de femmes qu’il reviendrait de diriger une communauté de femmes ? Une forme pernicieuse de gouvernement par les hommes (la symétrique est plus rare, mais existe) se fait lorsque les responsables des sections féminines sont sous la coupe d'une direction générale masculine.
Comment préserver l’esprit laïc si les laïcs doivent obéissance à des clercs ?
Comment s’assurer du respect de leur autonomie quant à leur activité professionnelle, sociale, etc. ? On observe que systématiquement ils sont fortement "conseillés" quant à ces activités, et très souvent empêchés de toute activité sociale qui ne regarde pas la communauté.
Comment respecter un choix de célibat dans une vie commune avec des couples et des familles ?
Comment admettre que des religieux soient gouvernés par des laïcs, fussent-ils consacrés ?
 
Autant de questions qui sont essentielles et qui imposent que ces situations soient résolues dans le respect de chaque type de vocation.

[1] On prendra soin à ce que des couples membres d’une communauté ne dépendent pas d’une direction spirituelle d’un religieux de ladite communauté. Les risques d’intrusion dans l’intimité de la vie du ménage sont en effet trop flagrants et la protection du for intérieur risque en permanence d’être remise en cause.

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