LE VERBE DE VIE

L’histoire de la Communauté du Verbe de Vie est très représentative des difficultés rencontrées par certaines  communautés nouvelles issues du « Renouveau Charismatique ».
Elle est créée en Corrèze en 1986 par sept membres, mais, très vite, un couple prend le dessus et s’assure la direction du mouvement avec le soutien d’un prêtre le père Jacques MARIN ce qui obligera les autres fondateurs, déçus, à quitter le mouvement entre 1989 et 2003.
Deux problèmes majeurs sont apparus : d’une part la confusion entre le for interne et le for externe et d’autre part, l’autorité exercée par le couple Georges et Marie-Josette BONNEVAL perçue par les membres comme une emprise envahissante. Les autres problèmes relevés sont : le manque de formation, l’absence de règle de vie, l’excès de fatigue des membres, le manque de prise en compte des compétences personnelles, les finances.
Comme aux Béatitudes les responsables des maisons sont appelés des « bergers » et la communauté regroupe des personnes ayant des états de vie différents : célibataires, couples laïcs, consacrés.

En 30 ans, plus de 240 membres se sont engagés dans la communauté de vie. Ils partagent ou y ont partagé, « sous le même toit », une vie de prière et de service à temps plein. De nombreux membres sont engagés à vie depuis plusieurs années.

Plus de 160 membres ont quitté la communauté, par « vagues » successives, soit 68% des membres, dont 30% étaient des engagés définitifs.
Aujourd’hui le VERBE DE VIE contrôle trois maisons et une paroisse en France. La Communauté est présente en Suisse, en Belgique, au Mali et également au Brésil où, suite à une enquête canonique lui demandant de prendre du recul, Georges BONNEVAL était parti fonder une maison, puis une communauté dissidente « les semences du verbe », en désaccord avec l’évêque de Salvador de Bahia.
Le modérateur qui l’a remplacé, Olivier BELLEIL, a été contesté et n’est pas parvenu pas à réconcilier les différentes sensibilités. Aussi des départs sont-ils enregistrés avec fermetures de maison.
Des personnes se sont senties blessées profondément et l’interdiction faite au père Jacques MARIN de confesser en raison d’abus dans l’exercice de son ministère, notamment confusion du for interne et du for externe, a contribué également à l’affaiblissement de cette Communauté dont on a du mal aujourd’hui à percevoir quel est le charisme et dont certains problèmes semblent récurrents.