Nouvelles d'Opus Dei - Mai 2025
Les laïcs ne font plus partie de l’Opus Dei...
Un nouveau motu proprio pontifical en date du 8 août 2023 est venu compléter modifier le code de droit canon. Désormais les 94 000 laïcs (chiffre sur un total annoncé de 96 000 membres « fidèles » si on retire les 2% de prêtres) présents dans plus de 60 pays ne font plus partie de l’Opus Dei. Ils échappent ainsi à la sujétion des prêtres et prélats et n’ont pas d’affiliation. En tant que coopérateurs bénévoles ils pourraient être constitués comme c’est le cas dans d’autres mouvements en association cléricale publique de droit pontifical dont les fidèles sont des laïcs.
L’Opus Dei est enfin banalisé.
Il est mis fin à ce cas exceptionnel de "prélature personnelle du pape" bénéficiant de privilèges particuliers.
L’Opus Dei devait, par conséquent, entamer la réforme de ses statuts en avril 2025 lors d’une réunion
au Vatican. La mort du pape François est venue perturber cet agenda et le mouvement avait allégué
la vacance du pouvoir pontifical. Il avait déclaré s’associer au deuil général justifiant ainsi l’absence de travail sur les réformes prévues.
Mais le 14 mai, on apprenait que le pape Léon XIV nouvellement élu avait rencontré brièvement les responsables de l’Opus Dei et leur avait demandé de remettre en route le chantier de réforme momentanément arrêté. En effet le pontife argentin avait demandé à l'Opus Dei de revoir ses statuts pour refléter cette nouvelle structure, qui devait être réalisée pendant le Congrès général. Cet examen devait être présenté sous la forme d'une proposition au Saint-Siège pour approbation, après son adoption par l'Assemblée. La pression est donc remise sur ce mouvement grâce à la continuité de la politique papale.
La pression judiciaire et médiatique s’accroît
Ainsi en février 2025, la plateforme Max présentait en avant-première une série documentaire puissante : El minuto heroico : Yo también dejé el Opus Dei (La minute héroïque : moi aussi j'ai quitté l'Opus Dei). Cette production, dirigée par la journaliste Mònica Terribas et développée par The Mediapro Studio, offre un regard sans précédent sur l’Opus Dei.
La série est composée de quatre épisodes qui donnent la parole à treize femmes originaires d'Espagne, d'Amérique latine, d'Irlande et du Royaume-Uni, qui partagent pour la première fois leur expérience au sein de l'Opus Dei. Ces femmes dénoncent les abus psychologiques, religieux et économiques qu'elles ont vécus pendant des années au sein de l'institution et la « minute héroïque » représente le moment précis où chacune d’entre elles a quitté l’Opus Dei, le moment de la rupture.
43 femmes argentines intentent une action contre l’Opus Dei auprès du Vatican
D'autre part, le correspondant du Guardian à Buenos Aires nous apprenait à mi-avril que les 43 femmes argentines qui ont intenté une action contre l’Opus Dei au niveau du Vatican poursuivaient la procédure entamée. « J’étais devenue comme une esclave » témoigne l’une d’elles.
Le premier cadeau que l'Opus Dei avait offert à Andrea Martinez, 12 ans, était une robe rose. Le second était un calendrier qui détaillait chaque tâche pour chaque minute de sa journée. Puis, quand elle avait 16 ans, on lui avait donné un cilice - une chaîne en métal garnie de pointes - à porter autour de sa cuisse - et un fouet.
À la fin des années 1980, l'Opus Dei avait promis à Andrea une évasion de sa vie de pauvreté hors des zones rurales de l'Argentine. En fréquentant l'une de leurs écoles, elle croyait en la promesse de recevoir une éducation et des possibilités d’avenir.
Comme quarante de ses compagnes elle devait déchanter. ElIes disent qu'elles ont été forcées de travailler jusqu'à 12 heures de jour, de cuisiner et de faire du ménage pour les membres de l'élite, sans salaire.
Elles disent aussi qu'elles ont fait face à un contrôle extrême, que leurs lettres ont été censurées, et qu’on leur a interdit de lire autre chose que des livres pour enfants ou des textes religieux. Quand elles se sont finalement évadées, ces femmes disent qu'elles ont été laissées sans argent, sans vêtements ni qualifications.
Le Vatican ne peut donc pas ignorer cette procédure en cours.
> L'Article du Guardian, traduction automatique
Rédigé le 20/05/2025